Le contexte retiré
L’image est authentique, la citation exacte, la vidéo réelle. Ce qui a disparu, c’est la date, le lieu, la phrase d’avant. Rien n’a été truqué : il a suffi de couper.
Programme Information
apprendre à vérifier ce qu’on lit
Ce programme rassemble ce que l’association publie sur l’information : comment elle se fabrique, comment elle circule, et à quel moment on décide de la croire. Il ne demande à personne de devenir journaliste. Il installe une poignée de gestes qui tiennent en quelques secondes et se posent avant le partage, pas après : qui parle, d’où sort cette phrase, de quand date-t-elle, qu’est-ce qui manque. Ces gestes s’apprennent sur des cas concrets, parce qu’une règle abstraite s’oublie et qu’un cas travaillé reste.
Pourquoi ce champ compte
Rien, dans la façon dont une information nous arrive, ne signale qu’elle a été vérifiée. Un titre est écrit pour être ouvert, pas pour être exact. Une photographie prouve qu’une scène a existé, jamais qu’elle a eu lieu là où on nous le dit. Un chiffre séparé de l’ensemble dont il sort n’indique à peu près rien. Le tri n’a été fait par personne avant nous : il nous revient, et il se joue en quelques secondes.
C’est précisément là qu’une action éducative sert à quelque chose, et pas seulement le démenti au cas par cas. Corriger une fausse nouvelle règle un cas ; reconnaître le procédé qui la fait tenir en règle une famille entière. Le montage suivant reprendra le même ressort, avec d’autres visages : l’urgence, l’indignation, l’autorité de façade, le détail exact qui couvre un ensemble faux.
Aucun de ces gestes ne demande de compétence technique. Ils demandent de l’entraînement, parce qu’ils vont contre une pente : nous croyons plus volontiers ce qui confirme ce que nous pensions déjà, et nous partageons plus volontiers ce qui nous met en colère. Le savoir ne suffit pas. S’exercer, si.
Les procédés
L’image est authentique, la citation exacte, la vidéo réelle. Ce qui a disparu, c’est la date, le lieu, la phrase d’avant. Rien n’a été truqué : il a suffi de couper.
Un titre, une blouse, un logo, un « des chercheurs affirment » sans nom ni revue. La forme de la preuve est là, la preuve n’y est pas. Le nom exact, lui, se cherche en une recherche.
Un nombre brut impressionne toujours. Rapporté au total dont il sort, ou à la même mesure ailleurs, il devient parfois banal, parfois l’inverse de ce qu’on en avait tiré.
La ressource, en chiffres comptés
Chiffres recomptés à chaque publication depuis les données publiques de la ressource : voir la méthode
Sur la carte des actions
Ce que ce programme publie ne se raconte pas : cela s’ouvre. La carte des actions porte la fiche de chaque action, son format, ses langues, la zone où elle s’applique vraiment et son adresse.
Les réflexes, tels qu’ils se lisent
« Qui parle ? Quelle source ? Quelle date ? Trop beau pour être vrai ? Et si je me trompais ? »
Cinq des réflexes d’Avant d’y croire
Ce sont des questions, pas des verdicts. Elles ne disent jamais qu’une information est fausse : elles disent s’il y a de quoi la croire. La dernière est la plus difficile et la plus utile, parce qu’elle s’applique aussi, et surtout, à ce qui nous arrange.
Pour qui
La forme
Le domaine change d’un programme à l’autre, la forme ne change pas. Tout ce que l’association met en ligne suit les mêmes règles de fabrication, et elles se contrôlent sur ce qui est déjà publié.
Ces cinq lignes ne sont pas une intention : elles se vérifient page par page sur la ressource de ce programme, inspecteur réseau ouvert.
La carte des actions est la seule porte d’entrée vers ce que l’association a mis en ligne : elle donne les fiches, les formats, les langues, la portée réelle et les adresses. Le catalogue, lui, montre les 7 programmes côte à côte.