Organisation pour le Développement de l’Éducation, des Ressources et des Savoirs AccessiblesAssociation loi 1901 · Paris

L’accès pour tous

Une ressource qui n’arrive pas n’existe pas

Publier ne suffit pas. Entre une personne et ce qu’elle cherche à apprendre, il y a un chemin : un réseau, un appareil, une langue, parfois un contrôle. Ce chemin fait partie de notre travail au même titre que le contenu.

Notre engagement d’accès

Toute personne doit pouvoir ouvrir nos ressources, les lire, les copier et les redonner : sans compte, sans paiement, sans autorisation, et sans avoir à dire qui elle est.

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Pour qui c’est écrit

Une élève qui révise sur le téléphone d’un parent, avec un forfait compté au mégaoctet. Un adulte qui apprend à se servir d’un service en ligne et qui n’a pas d’ordinateur à lui. Un animateur de médiathèque qui n’a pas le droit d’installer un logiciel sur les postes. Une personne qui vit dans une zone où l’accès au réseau est filtré, surveillé, instable ou coûteux, et pour qui ouvrir une page n’est jamais un geste anodin.

Ces situations n’ont rien d’exceptionnel, et elles se ressemblent sur un point : ce n’est pas le contenu qui manque, c’est la possibilité de l’atteindre. Un site qui réclame un compte, qui pèse lourd et qui appelle des serveurs extérieurs est fermé à tout ce monde-là, quelle que soit la qualité de ce qu’il contient.

L’état d’un réseau ne dépend pas de nous. Ce que nos pages exigent pour s’ouvrir, si.

Le chemin

Les points où l’accès se gagne, ou se perd

À l’entrée

Rien à franchir

Pas de compte à créer, pas d’application à installer, pas d’abonnement, pas de bandeau à accepter avant de lire. On ouvre l’adresse, la page est là, entière. Il n’existe aucune version réduite, aucun contenu réservé, aucun bouton qui débloquerait la suite.

Les pages restent lisibles quand le navigateur n’exécute aucun script : le texte, les listes, les tableaux et les liens sont servis en clair dans le document, et la navigation se déplie au lieu de disparaître.

Ce que cela ne promet pasDeux commandes ont besoin d’un script pour fonctionner : les filtres de la carte des actions et la recherche interne. Dans les deux cas la même information reste servie sans script, la liste complète des actions sous la carte et le plan du site sous le champ de recherche.

Sur le fil

Assez léger pour une mauvaise ligne

Une page de ce site n’appelle aucune bibliothèque extérieure, aucune vidéo, aucune publicité, aucun outil de mesure d’audience. Elle emporte son texte, sa feuille de style et ses polices, servies depuis le même endroit qu’elle, et son poids se compte en kilo-octets, pas en méga-octets.

C’est ce qui la rend ouvrable sur une ligne lente, sur un téléphone ancien, ou avec un forfait de données que l’on surveille. La légèreté n’est pas une performance à afficher : c’est la condition pour que la page arrive.

Ce que cela ne promet pasNous répondons de ce que nous envoyons, pas de ce qui se passe entre nos pages et vous. La qualité du réseau, le prix des données, l’âge de l’appareil : rien de tout cela n’est entre nos mains.

Hors du fil

Ce qui a été lu une fois reste lisible

Chaque site de l’association garde ses pages dans le navigateur au fur et à mesure de la visite. Coupez la connexion : ce que vous avez ouvert se rouvre. Là où le réseau va et vient, la ressource ne part pas avec lui, et une séance préparée le matin se tient l’après-midi sans ligne.

Ce cache vit sur votre appareil et ne nous transmet rien. Il se vide depuis les réglages de votre navigateur, comme n’importe quel autre.

Ce que cela ne promet pasIl faut être passé une première fois. Un appareil qui n’a jamais atteint le site n’a rien à retrouver : c’est là que la copie, la clé et le papier prennent le relais.

Dans la langue

La langue n’est pas un péage

Nos ressources paraissent en plusieurs langues, jusqu’à sept selon la ressource : français, anglais, espagnol, arabe, hindi, bengali, chinois. L’arabe s’écrit de droite à gauche, et les pages se retournent avec lui plutôt que de le plier à une mise en page pensée pour l’alphabet latin.

Le nombre de langues d’une ressource suit ce qu’elle enseigne et le public qu’elle sert. Il ne suit jamais le pays d’où part la connexion : personne n’est renvoyé vers une version au rabais à cause de l’endroit d’où il arrive.

Ce que cela ne promet pasToutes les ressources ne portent pas les sept langues : chaque site annonce, dans son sélecteur et dans son code, celles qu’il possède réellement. Au tout premier passage, le réglage de langue de votre navigateur peut vous proposer l’autre version ; un clic sur le sélecteur écrase ce choix pour de bon, et rien ne se décide sur le pays d’où part la requête.

Par votre chemin

Un visiteur prudent n’est pas un suspect

Nos pages ne posent aucune condition d’entrée : pas d’identification, pas de test à franchir avant de lire, pas de traitement particulier selon le chemin qu’a pris la requête. Les personnes qui passent par un réseau de protection de la vie privée arrivent donc ici comme les autres.

Le routage en oignon est activé chez notre hébergeur : le trafic qui vient de ce réseau rejoint nos pages sans avoir à en sortir. C’est un réglage d’infrastructure, invisible pour qui ne s’en sert pas, et il ne change rien pour les autres visiteurs.

Ce que cela ne promet pasNous ne fournissons aucun outil de contournement, nous n’en promettons aucun et nous ne conseillons personne sur ce terrain. Notre part tient en deux gestes : ne rien bloquer, ne rien exposer. L’outillage d’accès appartient au visiteur, qui le connaît mieux que nous.

Et sans nous

Une copie vaut l’original

Tout ce que nous publions est sous licence CC BY 4.0, et les données qui portent nos chiffres sont ouvertes. Imprimer une page et la photocopier pour une classe, la traduire, l’emporter sur une clé, la remettre en ligne ailleurs sous un autre nom de domaine : c’est permis, c’est prévu, et cela ne demande aucune autorisation. La seule condition est de citer la source.

C’est la garantie d’accès la plus solide que nous sachions donner, parce qu’elle ne dépend plus de nous. Le jour où nos serveurs ne répondraient pas, ou ne pourraient pas être atteints, ce qui a été copié continue de servir.

Ce que nous ne promettons pas

Nous publions, et nous n’élevons aucune barrière. Nous ne prétendons pas faire tomber celles des autres.

Une association qui promettrait de faire franchir des contrôles mettrait en danger exactement les gens qu’elle veut servir, et sortirait de son objet. Ce que nous tenons est plus modeste, et cela se vérifie : rien, de notre côté, ne bloque, et rien n’expose.

Où chacune de ces phrases se vérifie

Rien de ce qui précède ne demande d’être cru sur parole. Les engagements de l’association et leur mode de contrôle sont détaillés sur la page Notre approche. L’absence de collecte se démontre en une minute, inspecteur réseau ouvert, sur la page Confidentialité. Ce qui est en place et ce qui manque encore est écrit noir sur blanc dans la déclaration d’accessibilité. Les temps de réponse relevés depuis plusieurs continents, et le fichier brut d’où ils sortent, sont publiés sur la page des preuves techniques. Les conditions exactes de réutilisation tiennent sur la page de licence.

Ce qui bloque, nous voulons le savoir

Une page qui refuse de s’ouvrir, un fichier trop lourd pour la connexion dont vous disposez, une langue qui manque, une commande impossible à atteindre au clavier : écrivez-nous. Nous ne mesurons pas nos visiteurs, donc nous n’apprenons rien tout seuls. Un obstacle qui ne nous est pas dit reste en place.

Raccourcis clavier

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