Le geste
Ce que l’on fait seul, tous les jours. Utile, mesurable, et à sa juste place : c’est l’échelle la plus visible, pas la plus lourde.
Programme Terre à terre
comprendre l’environnement, agir à sa mesure
Ce programme rassemble ce que l’association publie sur l’environnement : comprendre ce qui se joue, distinguer un ordre de grandeur d’une impression, et voir où les décisions se prennent réellement, du logement à la commune. Il s’en tient aux faits établis et aux gestes vérifiables. Ni catastrophisme, ni leçon de morale : quelqu’un qui sort d’ici doit savoir mieux calculer, pas se sentir plus coupable.
Pourquoi ce champ compte
Sur l’environnement, presque tout le monde a déjà entendu beaucoup de choses, et presque personne ne sait les ranger. Un geste très visible passe pour important, un poste énorme reste invisible parce qu’il ne se voit pas dans la journée. Résultat : on discute ferme de détails, et les décisions qui pèsent vraiment se prennent sans nous.
Ce qui manque tient en un mot : l’ordre de grandeur. Savoir qu’une chose compte dix fois plus qu’une autre change ce que l’on fait bien plus qu’un argument moral. C’est une compétence de calcul mental et de lecture de chiffres, pas une opinion, et elle s’apprend comme le reste : en s’exerçant sur des cas où l’on se trompe d’abord, puis moins.
Enfin, l’échelle du geste individuel n’est pas la seule qui existe, et c’est une bonne nouvelle. Un logement, une école, une commune décident de choses qu’aucun habitant ne décide seul : un mode de chauffage, un contrat, un plan de déplacements, une cantine. Savoir où une décision se prend, et à quel moment elle est encore ouverte, vaut mieux que de trier plus fort tout seul.
Quatre échelles
Ce que l’on fait seul, tous les jours. Utile, mesurable, et à sa juste place : c’est l’échelle la plus visible, pas la plus lourde.
Chauffage, isolation, équipements, contrats. Une décision par an ou par décennie, qui pèse souvent plus que mille gestes quotidiens.
Une école, une bibliothèque, une association : des achats, des déplacements, des repas, une organisation. Une échelle collective, à portée de discussion.
Déplacements, bâtiments, déchets, urbanisme. Des décisions publiques, avec des séances, des documents et des délais qui se consultent.
La règle du programme
Un ordre de grandeur n’est pas une impression, et une impression ne se corrige pas par une autre impression.
C’est pour cette raison que ce programme ne publie pas de chiffre qui ne soit pas rattachable à une source consultable, et ne compare jamais deux nombres sans dire à quoi ils se rapportent. Sur ce sujet plus qu’ailleurs, un chiffre approximatif fait plus de dégâts qu’une absence de chiffre : il se retient, il se répète, et il finit par servir d’argument.

Ce qui est en ligne
Cette étagère du catalogue existe, elle est nommée, et elle porte le sujet ci-dessus. La règle de la maison y vaut comme partout ailleurs : une ressource entre dans un programme le jour où elle est en ligne et vérifiable, jamais sur annonce, et elle est alors nommée ici avec son adresse et ses chiffres recomptables.
Les ressources de ce programme sont nommées sur cette page à leur mise en ligne.
Deux façons d’en faire quelque chose
Savoir classer, comparer, et repérer quand un chiffre ne veut rien dire. C’est ce qui permet de choisir sans se faire raconter d’histoires, dans un sens comme dans l’autre.
Une école, une association, un conseil de quartier discutent de choix concrets. Une base factuelle partagée y vaut mieux que sept convictions : elle rend la discussion possible.
La forme
Le domaine change d’un programme à l’autre, la forme ne change pas. Ces règles de fabrication ne sont pas des promesses : elles se contrôlent, aujourd’hui, sur les 2 ressources déjà en ligne de l’association.
Le dernier point est propre à ce sujet, et il coûte du travail : il interdit les raccourcis qui rendent un contenu plus percutant et moins juste.
La forme décrite ci-dessus se contrôle sur les 2 ressources que l’association a déjà en ligne, et le catalogue montre les 7 programmes côte à côte.